En date du 19 novembre 2018, le premier Ministre du Gouvernement français Edouard Philippe avait annoncé un nouveau programme « Bienvenue en France » pour mettre en avant les études supérieures en France et inciter les étudiants étrangers à rejoindre le banc des universités françaises. 

Ce programme même si fortement contesté, a ensuite pris corps par un décret en date du 19 avril 2019.

Que prévoit le programme Bienvenue en France ? 

L’une des premières dispositions de ce programme a été d’améliorer les conditions d’accueil des étudiants étrangers par des mesures d’accompagnement de qualité. Évidemment, de tels dispositifs n’étant sans contrepartie, ce même programme prévoit une augmentation des frais d’inscription pour les bénéficiaires soit les étudiants étrangers extra-européens comme suit : 

  • Les frais d’inscription pour une licence passent de 170 à 2770 euros ; 
  • Un master au même titre qu’un doctorat se voit augmenter de 243 et 370 à 3800 au même titre. 

Quels sont les étudiants étrangers exclus de cette augmentation ? 

La France étant un État membre de l’UE, elle exclue du champ d’application les dispositifs du programme « Bienvenue en France » tous les autres États membres de l’UE. 

En second, sont exonérés les ressortissants de la confédération Suisse et les étudiants de nationalité Québécoise. 
En résumé, sont principaux concernés les étudiants africains, américains, australiens et asiatiques.

Les frais d’inscription gelés pour l’année 2019/2019 : 

Par un communiqué officiel en date du 20 août 2019 émanant du Ministère des études supérieures, de la recherche et de l’innovation, annonce que les frais d’inscription prévus par le décret bienvenue en France ne s’appliqueront pas pour l’année universitaire 2019/2020. 

Par conséquent, les étudiants initialement concernés par la hausse des frais dont les étudiants algériens, s’acquitteront du même montant que les étudiants français au titre de leur inscription universitaire.

La question de l’exonération est-elle envisageable ? 

L’annonce de se programme n’étant pas sans réaction, de nombreuses universités, plus précisément de la part des directeurs on montré forte opposition. A ce titre, conformément aux prérogatives qui leur sont conférées, nombreux directeurs d’universités françaises ont invoqué en vertu de l’article 13 de l’arrêté du 21 août 2018.

Considéré comme un véritable bouclier contre le programme « Bienvenue en France », cet article permet aux directeurs d’établissement d’exonérer partiellement les étudiants nouvellement inscrits.