La faune et la flore sauvage étant très diversifiées, certaines espèces bénéficient d’un système de protection en vue de leur rareté ou des menaces à leur égard. Ce sont communément des espèces en voie de disparition. 
Dans le monde entier, ces espèces dites protégées font l’objet d’une réglementation stricte en vue d’en préserver l’existence. Quelles sont les espèces protégées en Algérie ?

La liste des espèces protégées animales non domestiques : 

Par un décret publié en 1983, le législateur algérien instaure un cadre légal propre aux animaux non domestiques. A travers celui-ci, une première action de la part de l’Etat algérien est menée en faveur de la protection des animaux domestiques. 

Ce décret est ensuite complété le 17 janvier 1995 par une liste exhaustive des espèces concernées : 

  • Hérisson d’Afrique du nord ; 
  • Rorqual commun ; 
  • Baleine busque ; 
  • Dauphin commun ; 
  • Macroscélide d’Afrique du nord ; 
  • Globicéphale noir ; 
  • Dauphin risso ; 
  • Hérisson de désert ; 
  • Marsouin ; 
  • Cachalot commun ; 
  • Popostrelle du désert ; 
  • Dauphin bleu et blanc ; 
  • Grand dauphin ; 
  • Baleine à bec. 

On constate donc que le tigre n’est pas qualifié d’espèce protégée par le législateur algérien. Néanmoins, cette liste subi un nouvel amendement le 19 juillet 2006. D’autres espèces sont à présent soumises un système de protection. Il s’agit notamment : 

  • Mouflon à manchettes :
  • Oryx : 
  • Cerf de Barbarie : 
  • Hyène rayèe : 
  • Gazelle rouge, gazelle d’Atlas, gazelle dama, gazelle dorcas, gazelle du Sahara ;
  • Fennec ;
  • Guépard : 
  • Chat des sables ; 
  • Addax ;
  • Classe des oiseaux ; 
  • Ibis chauve ;
  • Erismature à tête blanche ;
  • Faucon crécerellette ;
  • Faucon pèlerin ; 
  • Outarde houbara ; 
  • Grande outarde ; 
  • Outarde canepetiËre ; 
  • Fouette à queue ;
  • Varan du désert. 

Le tigre protégé en tant qu’espèce migratrice : 

La convention internationale de Bonn relative à la protection des espèces en voie de disparition migratrices dans divers territoires intervient pour lutter contre le braconnage et le trafic des espèces menacées. 

La République Algérienne par un décret présidentiel datant de 2005 annonce la ratification et la transposition des dispositifs de ladite convention. 

A ce titre, l’Algérie définit ce qu’est qualifié d’une espèce migratrice l’ensemble de la population ou toute partie séparée géographiquement de la population de toute espèce ou de tout taxon inférieur d’animaux sauvages, dont une fraction importante franchit cycliquement et de façon prévisible une ou plusieurs des limites de juridiction nationale. 

Deux annexes ont été jointes à posteriori  à cette convention comprenant une liste exhaustive des espèces concernées dont le tigre. En ce sens, la convention de Bonn est donc applicable lorsqu’un groupe de l’une des espèces concernées franchit les frontières territoriales de l’Etat Algérien. 

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